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30 oct. 2026 · Retatrutide

Le retatrutide dans l’obésité associée au diabète de type 2 : résultats de phase 3 à 80 semaines (TRIUMPH-2)

Population étudiée
1 152 adultes avec un IMC de 27 ou plus et un diabète de type 2
Méthodologie
Essai randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placebo, 80 semaines
Niveau de preuve
A · ECR humain

Ce qui a été étudié

L’essai visait à déterminer si le retatrutide en administration hebdomadaire, qui agit sur les récepteurs du GIP, du GLP-1 et du glucagon, réduit le poids chez les adultes atteints de diabète de type 2. Les participants, répartis dans 92 centres de huit pays, ont reçu 4 mg, 9 mg ou 12 mg, ou un placebo, en plus de leurs comprimés antidiabétiques habituels.

Ce qui a été observé

La variation moyenne du poids à 80 semaines a été de −11,9 % (4 mg), −16,8 % (9 mg) et −18,8 % (12 mg), contre −5,1 % sous placebo, et le contrôle de la glycémie s’est amélioré. Une diarrhée a touché environ un tiers des personnes aux deux doses les plus élevées (13 % sous placebo) et des nausées jusqu’à 28 % (8 %) ; une hypotension et des troubles de la sensibilité cutanée (dysesthésie) ont également été plus fréquents. 12 % des participants ont arrêté la dose de 9 mg en raison d’événements indésirables ou d’un décès, contre 5 % sous placebo.

Ce que l’étude ne permet pas de conclure

Les personnes diabétiques perdent généralement moins de poids avec ces molécules que les personnes non diabétiques ; ces chiffres ne doivent donc pas être comparés directement à ceux d’autres essais. L’essai a été financé par le fabricant, qui employait également plusieurs des auteurs. Le retatrutide n’est autorisé nulle part, et une durée de 80 semaines ne renseigne en rien sur les effets cardiovasculaires ni sur la sécurité à long terme.

Source · Bellido V et al. 2026, LancetPubMedDOI