Le BPC-157 chez l’humain : une revue systématique recense trois petites études de faible qualité
Ce qui a été étudié
La quasi-totalité des recherches sur le BPC-157 a été menée chez l’animal, malgré sa popularité pour la récupération après une blessure. Cette revue a interrogé quatre bases de données et le principal registre d’essais cliniques à la recherche de toute étude du BPC-157 chez l’humain, quel qu’en soit l’objectif, puis a évalué la qualité des travaux retenus.
Ce qui a été observé
Trois études répondaient aux critères : une étude rétrospective d’injections dans le genou pour des douleurs du genou (16 personnes), une étude pilote rétrospective d’instillations vésicales dans la cystite interstitielle (12 personnes) et une étude pilote de tolérance par voie intraveineuse chez 2 personnes. Toutes ont rapporté une amélioration chez la plupart des participants et aucun événement indésirable lié à l’administration du produit, et toutes ont été jugées de faible qualité méthodologique.
Ce que cela ne nous dit pas
Sans groupe de comparaison et avec des effectifs aussi réduits, ces études ne permettent pas de distinguer un effet du BPC-157 d’une récupération naturelle ou d’un effet placebo, et l’absence d’effets indésirables chez 30 personnes renseigne peu sur la sécurité. Les auteurs concluent que l’utilisation chez l’humain devrait se limiter à des essais cliniques correctement encadrés. Cela concorde avec l’évaluation de notre fiche : les données chez l’humain restent limitées et non contrôlées.